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La Révolution est en marche !

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  Le 10 Mai 1774, à la mort de Louis XV, son petit-fils devient roi sous le nom de Louis XVI. La France jouit alors d'une grande prospérité. Mais les nobles qui s'endettent en menant grand train à Versailles font leur possible pour accroître les revenus qu'ils tirent de leurs terres. Ils raniment de vieux droits féodaux tombés en désuétude et soulèvent contre-eux la colère des paysans de nos campagnes. La cause principale de cette révolte est l'inadéquation du pouvoir politique à la réalité économique alors que la bourgeoisie detient une part de la ric hesse . Le pouvoir est exercé par une minorité d'aristocrates. Aux inégalités s'ajoute cette exaspération aggravée par une profonde crise financière. Le 27 Février 1787, de Calonne, contrôleur général des Finances réunit à Versailles une assemblée de notables pour faire approuver un programme de réformes mais ces derniers attachés à leurs privilèges fiscaux acceptent tout sauf le plus import...

La ferme de la Pommeraye et la métairie de la Grange de Buffes et des Pressoirs

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Tableau à l'huile sur bois de Christiane Choisnet - Copie d'un tableau de Léon Barillot "dans le vent"     Le village de Fillé comme dans beaucoup de villages ruraux possède un habitat groupé autour du noyau église et château. Il y a  d'abord un habitat aligné le long de la rivière près de l'église et, ensuite, un habitat dispersé autour du château, dans la campagne. La ferme de la Pommeraye se trouve donc un peu à l'écart de l'habitat principal à deux kilomètres environ du château. Elle est construite en terre et en torchis car ce sont des matériaux légers et faciles à réparer. La pièce à vivre est unique et il y a une promiscuité énorme pour un gain de place et de chaleur. Les animaux vivent avec les hommes car la cheminée sert à cuire les aliments et non à se chauffer. Les ouvertures sont pauvres afin d'éviter les courants d'air. Il y a un coffre qui sert de fourre-tout (pétrin, grain, vaisselle). Le lit coûte cher et il ...

Dictionnaire topographique, généalogique et bibliographique de André-René Le Paige

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  André René Le Paige, historien français né à la Suze le 14 Avril 1701 et décédé au Mans le 2 Juillet 1781 a écrit en 1777 le DICTIONNAIRE TOPOGRAPHIQUE, GENEALOGIQUE et BIBLIOGRAPHIQUE DE LA PROVINCE et du DIOCESE DU MAINE dans lequel il décrit Fillé en ces termes :   "FILLÉ - Bourg et Paroisse dans les Quintes du Mans sur la rivière de Sarte, Election du Mans, au S.S.O. par S. de la Ville du Mans dont il est éloigné de deux lieues & demie. Pour s'y rendre, il faut aller à Arnage 1 l., Pontlieue 1 l., Le Mans 1 l. & demie." "Il y a de Fillé à la Suze, M. l. 1 1/4 ; Vallon, M. l. 3 1/4 ; Ecomoi, M. l. 2 1/4 ; Loué, M. l. 5, l 1 ;   ; Roëzé, 1 l ; Parigné-le-Polin, l l. 1/4 S. Gervais-en-Blin, l; 1 1/4 ; Mo, l; 1 ; Moncé,l.1 ; Spai, l. 1/2 ; Voévres, l. 1." "La rivière de Sarte coupe la Paroisse du N.E. au S.,elle est arrosée par l'O. par un petit ruisseau. Le grand chemin royal du Mans à Angers traverse la Paroisse du N. au S...

La famille Daniel de Beauvais succède à la famille Leboindre

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  photo collection personnelle       Lorsque Jean Joseph Leboindre, doyen du Parlement de Paris, Baron de la Beunèche, Seigneur de Vauguion, Le Gros Chesnay, Buffes, Spay et Fillé, décède sans héritier le 4 Décembre 1757, Monsieur Louis-François Daniel de Beauvais, noble, né au Mans en 1719 et demeurant en cette ville, quartier Saint-Nicolas, rachète la seigneurie, ce qui le fit qualifier : Seigneur de la Beunêche, Vauguyon, Le Gros Chesnay, Roezé et Spay. La famille DANIEL DE BEAUVAIS, originaire de Normandie, s'était fixée au Mans au commencement du XVIII° siècle. Joseph-Nicolas Daniel était en 1713 préposé pour le recouvrement au profit des communautés des habitants de la Ville du Mans. Il épousa en 1714 Marie Nantiat, fille d'un Receveur du Tabac au Mans et lui succéda dans cette charge qui fut occupée par ses descendants jusqu'en 1790. Il portait le nom de DANIEL DE BEAUVAIS et devint plus tard greffier en chef du Parlement de Metz. Il laissa trois...

Un tavernier s'installe à Fillé et bien d'autres anciens métiers

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emprunté à Tavernier-1 Au poney assoifé   En 1717, un tavernier s'était installé à FILLE . Jusque vers la fin du seizième siècle (d'après un article paru en 1880 ) , on n'avait pas considéré cette profession comme un métier proprement dit : pouvait se faire cabaretier qui voulait, en payant certains droits et en se conformant aux ordonnances de police. C'est ce qui est exprimé clairement dans le Livre des Métiers d'Etienne Boileau. Ce texte nous prouve que même les taverniers (on ne distinguait pas encore des cabaretiers) pouvaient vendre leur vins au taux qui leur convenait, pourvu qu'ils se servissent des mesures légales. Plusieurs ordonnances réglèrent alors le prix du vin. Pendant la Ligue, en 1590, le vin fut vendu 6 sous le vieux et 4 sous la pinte, le nouveau. Toutefois, c'étaient là des mesures qu'on ne prenait guère qu'aux temps de calamité publique. Les statuts des cabaretiers en corps de métiers ne remontent pas au-delà de...

La culture villageoise dans le Haut-Maine (1750-1780). Un récit d'Anne Fillon, Historienne

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    photo source : Généanet   La culture villageoise dans le Haut-Maine (1750-1780) par Anne FlLLON (extrait www.persée.fr) historienne Université du Maine "Je vous propose d'observer, dans le Haut-Maine1, une culture que j'appellerai « villageoise » plutôt que paysanne afin d'intégrer dans mon propos les artisans et petits marchands du bourg. Nous choisirons deux angles d'observation : l'évolution de la culture dite « matérielle » et les changements dans un certain nombre de rapports sociaux, qui révèlent un nouvel outillage mental. Puis nous essaierons de retrouver les chemins de la nouvelle culture : voies royales ou sentiers buissonniers. La culture matérielle Les villageois qui se marient en 1750 sont déjà gens du repas à table, du pain quotidien, du lit clos garni de toile, du vêtement du dimanche et du linge blanc. La table remplace en effet, entre 1680 et 1715, le banc garni de sa nappe « ban- quetonne » trouvé si fréquemment dans l...

Alors que des hivers très rudes succèdent à des étés très chauds où la famine sévit vers 1693 ; par la suite, une épidémie de dysentérie vers 1706 et 1707 provoque une surmontalité importante

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photo collection personnelle       Dans les années 1693 et 1694, la famine fut si terrible qu'elle tua (d'après les observateurs de l'époque) autant de personnes que lors de la première guerre mondiale (1914/18). En deux dans, selon les éléments relevés par le curé de l'époque, 46 personnes décédèrent frappant des enfants en bas-âge comme des adultes. Et pourtant, 51 enfants virent le jour ces deux années-là.             Durant l'année 1704, la nef de l'église a été lambrissée aux dépens de la fabrique et, également, par l'aide de quelques propriétaires qui ont des biens dans cette paroisse. Elle ne l'avait pas été avant. Mme Leboindre, la douairière a donné pour cet ouvrage des sapins que la fabrique a fait mettre en carreaux et en 1705, alors que Jacques Guibert est vicaire, on a installé la chaire à prêcher, avec un parement d'autel à fleurs et à fond blanc.         MORTELLES CANICULES : Les terribles étés...